mercredi 27 août 2008
Au revoir Poupette, et merci Michou!
Dernière soirée d'Anne-So à Kin. Et elle a voulu manger non pas congolais (ou des cossas à tout le moins) mais de l'indien!
Nous sommes donc allés au Taj Mahal (orth?) resto situé au dernier étage d'un immeuble en plein centre. La terrasse offre une superbe vue sur la ville!
Patrick et Bérénice étaient de la partie pdt que Perle essayait de gérer sa toux et ses vomissements.
On a pris +ieurs plats aussi bons les uns que les autres ...sauf que celui avec des scampis dans une sauce tomatée était vachement piquant. Le lendemain matin mon ventre m'a rappelé que j'avais mangé un (et un seul!) scampi épicé la veille! ;-)
Bref, très agréable (et bonne) soirée offerte par Michou qui nous invitait! Merci maman!
mardi 26 août 2008
Lettre de maman ;-)
Cher fils,
Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre, c'est qu'elle est bien arrivée. Si tu ne la reçois pas, tu me préviens pour que je te la renvoie. Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.
L'autre jour, ton père Hippolyte a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à 1 km de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin. La maison est superbe; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne. Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu le linge depuis, mais bon.
Le temps ici n'est pas trop mauvais.. La semaine dernière il a plu seulement deux fois. La première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4. A propos de la veste que tu voulais, ton oncle Dieumerci m'a dit que si nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait plus cher; alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la poche.
Je te raconte que l'autre jour, j’ai eu mal à la tête. Le médecin est venu à la maison et il m'a mis un tube en verre dans la bouche. Il m'a dit de me taire pendant 10 minutes, ton père lui a proposé de lui racheter le tube.
Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, il en est fier, il travaille au-dessus d'à peu près 500 personnes. Ils l'ont pris pour couper le gazon dans le cimetière.
Ta sœur Bibiche, elle a enfin mis au monde. Ton père a demandé si elle était sûre qu'il était d'elle. Bibiche lui a dit que oui. Quelle fille solide, quelle fierté, tel père telle fille. On ne sait pas encore le sexe, je ne saurais donc pas te dire si tu es oncle ou tante.
Ton cousin Bienvenu s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge. Par contre, on n'a plus revu l'oncle Popol, celui qui est mort l'année dernière. Ton chien nous inquiète, il continue à poursuivre les charrettes à l'arrêt. Mais ton frère Junior, c'est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour pouvoir nous sortir tous de là.
Bon, mon fils, je ne t'écris pas l'adresse sur la lettre, je ne la connais pas. En fait, la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile.
Si tu vois Maman Fifie, passe lui le bonjour. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien.
Ta mère qui t'adore
P.S. J'allais te mettre quelques sous, mais j'ai déjà fermé l'enveloppe.
PPS : je ne sais pas qui est l'auteur de cette "lettre" mais j'ai trouvé cela assez marrant...
PPPS : j'en profite pour faire un gros bisou à Michou ...si jamais elle parvient à accéder à ce blog!
dimanche 24 août 2008
BBQ sur le fleuve
Ce dimanche, Bertrand nous a proposé d'emmener "la petite" sur le fleuve.
Départ vers 11h30 puis retour vers 11h45 car, malheureusement, Perle a été malade 2 fois dans la voiture et nous avons donc dû la ramener.
...OK, je sais, je suis tout blanc, et alors?!? ;-)
Une fois sur place, au programme : bbq, nager, sauter dans l'eau ...le tout dans un environnement super beau, calme et reposant!
jeudi 21 août 2008
Poulet chez Mama Colonel
Mama Colonel est un resto dans la cité, super réputé pour son poulet au Makala (feu de bois)…On y va ce soir avec Pat, Béré et Anne-So...
Accès : 24 novembre direction Ecole des Beaux Arts. Arrivé à un grand rond-point, on continue tout droit. Puis, 1ère à droite (enfin celle qui est bitumée) et 2nde à gauche (y a normalement un panneau)
On est loin de l’endroit typique auquel je m’attendais…J’espérais des tables en bois installées dans la cour avec le poulet qui court à côté des tables et qui finit sur un barbec improvisé…que nenni !!! Finalement, c’est un resto à l’européenne…Suis limite déçue de voir ses belles tables avec ses chaises en fer forgé...
Le serveur apporte tout d’abord une bassine d’eau pour qu’on se lave les mains…après 1h d’attente (il est possible de réserver au +243 81/511 18 37 ), arrive le repas…on mange le poulet avec les mains…Plusieurs accompagnements sont possibles : frites, riz ou makemba (bananes frites)…Il faut compter 10 000 FC la portion, soit près de 20 USD. (mais ce sont des méga-portions…on en a pris 3 pour 5 et c’était quand même too much)
L’avis perso
- pour l’aspect typique, faudra repasser...
- contrairement à leur panneau(gros cuisinier avec des ptits yeux ridés), ce n’est pas un resto chinois…
- pour la sympathie de l’accueil , peut mieux faire !!!
- pratique de la double conversion (*)
Hormis ces petits points négatifs, Mama Colonel reste une adresse à retenir pour les amateurs de poulet…A vous de vous faire votre opinion !!!
(* )Pratique locale : La double conversion
La double conversion est une pratique utilisée dans certains cafés et restos…En quoi , ça consiste ?
Petite illustration :
Vous consommez à une terrasse. La souche arrive et vos conso vous sont facturées 6000 FC. A côté de ce montant, apparaît également le montant en USD. Disons donc que le commerçant indique sur la souche : 6000 FC et 12 USD. Le taux est donc : 1 USD pour 500 FC. Par contre, si le commerçant doit vous rendre des sous, il va appliquer un taux différent, évidemment plus avantageux pour lui. Ainsi, si vous donnez un billet de 20 USD, le commerçant est donc sensé vous rendre 8 USD ou 4 000 FC. Et bien , il va vous rendre par exemple 3 200 FC , car il aura calculé sur base d’un taux en sa faveur.
Si tu te tapes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
La devise africaine du jour :
Si tu te tapes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
mercredi 20 août 2008
Rébellion de la Marie-Jeanne
Marie-Jeanne est la personne qui vient travailler au bureau et s’occupe du nettoyage…Cela fait maintenant plusieurs mois qu’elle travaille ici…
Je pense m’être toujours montrée correcte avec elle. Contrairement à mes collègues, je la salue le matin et le soir, ne la hue pas à travers le bureau pour qu’elle m’apporte un café (je le fais moi-même) et quand elle travaille dans mon bureau, je la remercie systématiquement.
Néanmoins, je la trouve…pas très dynamique. Pour info, elle s’est même aménagée un petit coin avec une chaise dans la mini réserve qui nous sert de local informatique et archives…chaque fois que je dois y accéder, je la surprends en train de roupiller, de passer ses coups de fil ou de se faire un plateau déjeûner…
Un jour, je lui fais la remarque, elle me répond d’un ton très énergique « c’est la pause »…sauf que la pause de la Marie-Jeanne, c’est de 10h à 15h. Oui, elle travaille jusque 16h, mais entre 15 et 16h, c’est la papotte avec le chauffeur… ;)
Un autre jour, je lui fais la remarque pour ses boucles d’oreille de 15 cm de long en forme d’étoile…comme quoi, elle n’avait pas à porter ce genre de bijoux au travail, qu’elle pouvait se blesser…elle est partie râler, en pestant en lingala...
Du coup, vu son haut niveau d’activité d’aujourd’hui, le fait qu’elle pieutait quand je suis venue la trouver et que j’ai trouvé une tasse à café dégueu, je lui ai fait la remarque…
Et là, ça a pété…elle m’a fait le coup de la travailleuse harcelée, …Je sentais arriver les envolées d’acharnement raciste..Ni une ni 2, ai préféré désamorcer le truc et lui propose un entretien commun avec mon collègue…
Là, commence un entretien surréaliste… Voici des extraits choisis des argumentations de la Marie-Jeanne.
- Son travail consiste à assurer le nettoyage des sols...et pas la vaisselle. Si il le fait, c'est uniquement par grande charité envers nous
- Si elle se met dans le cagibi, en train de roupiller sur une chaise, c'est pour mieux assurer l'"observation" (en français dans le texte) des toilettes (histoire d'accourir nettoyer la toilette, dès que quelqu'un est passé)
- Elle ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas nettoyer avev ses belles boucles d'oreilles "étoiles" (bon, c'est vrai, qu'avec l'énergie qu'elle déploie quand elle bosse, c'est un peu avancé de ma part de dire qu'elle pouvait se blesser)
- Elle a bien le droit de se reposer un peu, car nous, dans les bureaux, nous sommes assis toute la journée à rien faire (respire profondément , perle !!!)
- (the last but not the least...c'est vraiment ma préférée!!!) si elle nettoie trop bien les bureaux, elle n'aura...plus rien à faire le lendemain...
Là, commence le débat passionnant. Mon collègue lui dit « Marie-Jeanne, étant donné que la masse de travail n’est pas grande, que nous sommes un petit bureau, nous allons désormais te confier diverses tâches : faire de photocopies, classer les dossiers par ordre alphabétique, … » Je rajoute même « Quand tu as fini ton travail, tu peux prendre l’initiative (ouh…) de demander si une tâche ou l’autre peut t’être confiée »…Là, sa réaction m’a clouée…elle a répondu scandalisée « donc, quand y a plus de travail, …y en a encore ??? »…
La devise africaine du jour
Pas de citation aujourd’hui, méditons juste ensemble sur les dernières paroles de la Marie-Jeanne…
lundi 18 août 2008
Mais oui, c'est logique !!!
Il y a quelques jours avec Perle on achète du saucisson au poivre chez Peloustore. Prix affiché : 1200
francs (congolais) les 100 grammes (de mémoire). On en prend 150 grammes. Après la caisse, je remarque qu’on nous l’a facturé à 24.000 francs du kilo. Soit, le double du prix affiché en rayon : 3.600 francs au lieu de 1.800 francs pour 150 grammes.
Perle retourne au rayon charcuterie, discute 5 minutes avec la vendeuse qui ne sait répondre que « Mais vous avez pris plus que 100 grammes, c’est pour ça que c’est plus cher… ! ». Deuxième fois qu’on est face à des vendeurs qui ne comprennent pas la règle de 3 ou le principe du poids au kilo.
Sans espoir…
Perle fait donc venir le Chef de rayon. Rebelotte pour 5 minutes d’explications. A la différence de sa collègue, il comprend bien qu’on parle de poids au kilo (ou aux 100 grammes) et dit qu’il y a eu une erreur dans l’étiquetage en rayon. Perle insiste pour avoir le prix affiché (et donc payer 1.800 francs) et après 5 minutes de palabres le Chef de rayon prend le paquet de saucisson et l’ouvre… :
- « Qu’est-ce que vous faites ? » demande-t-elle ?
- « Ben j’enlève la moitié, pour arriver à 1.800 francs… »
Cela se passe de commentaires…
PS : pour finir on a laissé le paquet là...
dimanche 17 août 2008
Messe à l'Eglise de Réveil
Après avoir proposé (imposé) le SON des chants dominicaux de l’Eglise de Réveil à Anne-So la semaine passée, me suis dit que ce serait sympa qu’elle ait aussi l’IMAGE...
Cette messe a lieue dans le bâtiment voisin de mon appartement. Nous traversons la cour…scènes de vie : une mère douche son enfant avec une bassine d’eau , des femmes débraillées pendent leur linge sur des fils pendus entre 2 murs sales, …
Pas trop habitués à voir des blancs débarquer pour la messe, nous sourions aux regards ahuris des habitants... Ceux-ci squattent ce bâtiment, qui est une ancienne ambassade…squat « officiel » puisque, d’après nos infos, une dizaine de famille s’entasse dans ce bâtiment, aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, contre paiement d’un loyer certainement exorbitant à leur bailleur, un haut gradé…no comments…
Dans la cour, se tient la messe, sous des toiles de fortune. Une petite scène en bois, une croix accrochée, une vingtaine de chaises en plastique…Hommes et femmes semblent être assis séparément, de part et d’autre de l’allée centrale. Ils chantent, tapent dans les mains, psalmodient…Quelque fois mélodique, mais le plus souvent assourdissant…Surtout quand 2 hommes citent des extraits bibliques en français, pendant qu’un illuminé braille la traduction en lingala dans un vieux micro….Un gosse accompagne ce tintammarre en frappant sur une batterie...J’ai l’impression qu’ils se font un défi personnel de savoir celui qui crie le plus fort, afin de savoir qui est le plus en communion avec Dieu….
Quand nos oreilles ont atteint leur seuil de saturation sonore, on quitta l’ « église » à reculons…
Initiation au Marchandage sur le Marché des Voleurs
Je décide d’emmener Anne-So faire un tour sur le « Marché des Valeurs »…avec le temps, par déformation, son nom est devenu « Marché des Voleurs »…certainement dû aux nombreuses arnaques dont les touristes ont été victimes… ;)
Ce marché se trouve dans le quartier de la « Gare » …Les vendeurs y sont présents tous les jours. Le Marché n’est pas très grand, il s’étale sur une vingtaine de mètres et est couvert par des morceaux de tôle ondulée. Essentiellement fréquenté par les touristes en mal de souvenirs locaux, le marché vaut tout de même le détour pour l’ambiance qui y règne.
Chaque vendeur tient son échoppe et guette le moindre regard intéressé d’un passant pour lancer la négociation...on y trouve divers articles…Toiles faite avec du sable coloré, masques en bois, poupées en chiffons, bijoux en malachite, tapis en palmier rafia, plateaux de fruits en ébène…A côté de ces souvenirs que je trouve sympas, il y a d’autres « œuvres » dont le goût est un peu…douteux comme les statues en ivoire ou les sacs en peau de lézard avec la tête de la bestiole en guise de fermoir… 
Moi, fraîchement débarquée de Belgique il y a quelques mois, je me sentais complètement harcelée par les vendeurs. J’osais à peine posée mon regard sur les échoppes et j’avais peur de négocier, que le vendeur soit vexé du prix que je lui propose…… En règle générale, les prix communiqués par le vendeur sont à diviser par 3 voire 4 (quand celui-ci exagère)… de toute manière, quand on atteint le bon prix, on le sait car il se montre très réticent. Et là, la technique bien connue du bon négociateur : faire mine de partir…si il nous rattrape, c’est que la négociation a porté ses fruits…
Aujourd’hui, je me sens un peu plus confiante dans le marchandage…je prends même plaisir à négocier… Une des phrases types que tous les blancs utilisent pour que le vendeur rabaisse son prix, c’est « Mais, Papa, c’est un prix de mundele que tu nous fais ! » (« Mundele » étant le terme employé pour désigner le blanc…mais on nous déjà hué dans la rue « Hé, le blanc ! ») Ou alors aussi, « On n’est pas des américains »…Autre tuyau : sortir quelques notions de lingala…la négociation part alors sur des bases tout de suite plus conviviales…
Lola Ya Bonobos
« Lola Ya Bonobos » signifie en lingala « Le Paradis des Bonobos » C’est un site super intéressant, qui existe depuis 1994. Sanctuaire de 60 acres de forêt où les bonobos sont soignés, nourris et protégés.
Claudine ANDRE est à l’initiative de ce sanctuaire. Vétérinaire de formation, elle est littéralement tombée amoureuse des Bonobos. Elle s'est investie dans la préservation de cette espèce, devenue très rare, et à la construction de ce havre de verdure pour ses petits protégés.
Ptit cours sur le BONOBO...
Très proche du chimpanzé, il se différencie par son pays de résidence unique (race spécifique à la RDC), quelques caractéristiques physiques (face rose, posture debout, …) mais surtout pour ses rites sexuels incessants…en effet, le Bonobo est un chaud…lapin !!! Sa devise pourrait être « Faites l’amour, pas la guerre ». Peu importe l’âge, le sexe est un outil social de cohésion. Il sert aussi de moyen de contrôle par les femelles dominantes, au sein des communautés de Bonobos.
Marie-Laure (encore une liégeoise) était venue à Kin il y a quelques mois dans le cadre du vaste projet de réintroduction du Bonobo dans leur milieu naturel, à Basankusu. Lors de son périple là-bas, elle avait appris qu’un bébé Bonobo était gardé par une famille du village, en guise d’animal de compagnie. Après quelques négociations, elle l’a ramenée au Sanctuaire, afin que la pauvre petite bête puisse être prise en charge et côtoyer d’autres Bonobos, et l’a prénommée Waka...
Ainsi, lors de cette dernière visite, nous avons voulu rendre visite à Waka…quand nous l’avions rencontrée la 1ère fois, elle était si frêle et craintive…
Au sein de la nurserie du sanctuaire, elle a bien repris des forces…
Les petites chutes de Lukaya
Le site des Bonobos est traversé par une rivière. A l'entrée du site ,celle-ci offre un espace de détente et...un terrain de jeu où nous avons souri devant un groupe d'étudiants profitant de la fin des vacances...
Soirée piscine et bolo
Le soir, en attendant le retour du Blond et de Béré qui reviennent de Belgique, nous attardons dans la piscine…Petit vin sudaf, d-é-t-e-n-t-e…avant de recommencer la semaine












